Les bases de la compression

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Pourquoi compresser ?

La compression est un outil essentiel pour l’ingénieur du son en live et en studio. L’objet de la compression est de réduire la plage dynamique d’un instrument, en matant les pics de signaux, avec le développement du studio d’enregistrement, elle est également devenue un outil créatif. Elle aide à obtenir un son « poli » et peut ajouter du grain à vos productions. Cependant, la maîtrise de la compression prend des années, et il est commun de l’utiliser à mauvais escient pour un débutant.

Paramètres clés de la compression :

  1. Threshold : Le niveau à partir duquel le compresseur entre en action.
  2. Knee : Détermine la force avec laquelle la compression se déclenche lorsque le seuil est dépassé. Un soft knee offre une compression plus progressive, tandis qu’un hard knee fournit une réponse plus immédiate.
  3. Temps d’attaque : Le temps que va mettre le compresseur à atteindre le niveau de compression maximum. Important : l’attaque d’un compresseur n’est pas un delay, le compresseur agit immédiatement ! Il est à noter que des temps d’attaque trop courts peuvent causer des distorsions, et gravement dégrader le signal audio.
  4. Temps de relâchement : La durée nécessaire pour que la compression cesse et que le signal revienne à son état normal. Un temps de relâchement trop court peut entraîner un effet de « pompage ».
  5. Ratio : Le degré de réduction appliqué lorsque le signal dépasse le seuil. Des rapports plus élevés (par exemple, 8:1) signifient une compression plus forte, tandis que des rapports proches de l’infini sont utilisés pour le « limiteur ».
  6. Gain de sortie : Compensation pour l’atténuation causée par la compression, permettant de restaurer le niveau sonore global.

Types de compresseurs :

  1. Compresseurs à tubes : Connus pour leur son vintage, ces compresseurs ont des réponses plus lentes et ajoutent une coloration unique au son.
  2. Compresseurs optiques : Utilisent la lumière et une cellule optique pour atténuer le signal, offrant souvent une compression lisse. Le Teletronix LA-2A en est un exemple.
  3. Compresseurs FET : Utilisent des transistors pour une compression plus rapide et plus propre. Le 1176 est un modèle célèbre, connu pour sa réponse rapide.
  4. Compresseurs VCA : Rapides et percutants, ces compresseurs sont utilisés aussi bien pour les bus de mixage que pour des instruments individuels, comme le compresseur SSL G Bus.

Conseils et techniques de compression :

  • Compression douce : Appliquez une compression subtile à différentes étapes de la production (enregistrement, mixage, mastering) pour éviter de trop compresser.
  • Écoutez attentivement : Soyez attentif à la façon dont la compression affecte le timbre d’un instrument. Certains instruments avec un large vibrato peuvent sonner étrangement avec une compression rapide.
  • Réglages modérés : Commencez avec un rapport modéré (2:1 à 5:1), des temps d’attaque et de relâchement moyens, et ajustez progressivement pour obtenir l’effet désiré.
  • Compression dramatique : Expérimentez avec une compression forte comme effet créatif sur certains morceaux, comme les guitares ou les caisses claires.
  • Évitez de trop compresser le mixage : Si vous compressez un mixage entier, faites attention à ne pas créer un « pompage » indésirable en compressant trop le mix entier.

La chose la plus importante est de faire confiance à vos oreilles. La compression peut améliorer un morceau, mais si elle est trop poussée, elle peut nuire à son caractère naturel.

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